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paroisse de vanves - Page 3

  • VANVES DEBAT SUR L’ENCYCLIQUE LAUDATO SI GRACE A DES TEMOIGNAGES FORTS D’ACTEURS DE L’HUMANISME

    « L’encyclique « Laudato Si » a été un événement de libraire. Le texte a été travaillé en paroisse, à travers plusieurs groupes. De là est née l’idée d’une conférence dans un lieu public,  dont le texte du pape François n’est qu’un prétexte » a déclaré le pére Bertrand Auville, curé des paroisses de Vanves en présentant cette initiative qui attiré beaucoup de Vanvéens, mardi soir à Panopée. Après une rapide introduction en se posant la question de avoir « s’il y a une écologie chrétienne, une écologie paienne », il a repris des éléments de cette conférence commentaire qu’il a faite le 3 Novembre dernier  en parlant de « cette belle harmonie rompu par l’homme », et qui est à l’origine de cette réunion selon un souhait alors exprimé par Valérie Vignaud qui était présente mardi soir

    Il serait vain de revenir sur toutes les interventions faites ce soir là, qu’a d’ailleurs enregistré François Xavier Chouttet du foyer d’accueil de Saint François,  pour en faire sûrement un « verbatim », par l’ensemble des intervenants dont certains ont eu des propos très forts comme  Laurent de Cherisey  fondateur de l’association Simon de Cyréne – « comment est-ce qu’on habite une maison commune » est une question qui se pose à Simon de Cyréne » - ou ce couple, Marie Madeleine et Stéphane Lamy qui a témoigné en tant que parents dans sa vie de tous les jours, aller au travail à vélo, adhérer au  Panier Vanvéens,  vivre à 19° chez soi – « Pas facile au début, cela créé des tensions » -  et même apprendre à être bienveillant avec ses jeunes enfants  à travers un groupe de parents : « Ne pas s’énerver en le laissant apprendre à apprendre à faire son lacet ». A rapprocher du témoignage de cette bénédictine qui parlait d’une sœur centenaire qui beaucoup marqué la communauté de la rue d’Issy,  dont elle porte aujourd’hui la chasuple lors des cérémonies et prières en mémoire : « Elle n’arrêtait pas de la plier, déplier, de la replier. On la laissait faire, car elle avait été chargé de la lingerie du monastère » a-t-elle témoignée en ajoutant : « les bénédictines sont les plus écolos. C’est ce que je me disais en vous écoutant »

    Anne Florence Quintin, délégué générale Observatoire des Cadres et du Management CFDT a expliqué que le travail peut être une richesse  et que l’encyclique en relève plusieurs -  Travail lieu de créativité, lieu de projection dans l’avenir, lieu de développement des capacités – en mettant l’homme au centre.  « Ce n’est pas un hasard si le pape François a écrit l’encyclique « Laudato Si ». Il dit : « voilà l’homme » a expliqué Mgr Francesco Follo, observateur permanent du Saint Siége à l’UNESCO en ajoutant : « Et l’homme, c’est le  Christ ! ».  Jean Fontanieu secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante, a parlé d’écologie et de solidarité,  Vincent Morch philosophe a insisté notamment sur la solidarité intergénérationnelle…. « Ce dont a besoin  notre maison commune aujour’hui, ce n’est pas ce que pourront apporter les mêmes vieilles recettes : plus vite, plus d’efficacité, plus loin, plus de technologies, de lois, de règlements. Si elle va mal, c’est surtout du fait de folie des hommes – ce qu’il faut soigner d’abord, c’est celle folie… Comme Saint François, c’est notre regard qu’il fait changer, dans notre relation aux autres, la culture, le travail, l’éducation, la solidarité, la charité, l’entraide…Passer de la domination utilisatrice à l’humanisme actif et gratuit ». Et c’est finalement ce qu’ont voulu démontrer les organisateurs de ce débat.

  • ECHANGES SUR L’ACCUEIL DES REFUGIES A VANVES ALORS QUE LE PAPE FRANCOIS LES RENCONTRAIT A LESBOS

    Vanves a été au cœur de l’actualité samedi dernier : Alors que le pape rencontrait les réfugiés sur l’île de Lesbos (Gréce)  et ramenait 3 familles au Vatican, des vanvéens débattaient de « l’accueil des réfugiés » à la brasserie Le Tout Va Mieux dans le cadre du Café Théo. Un lieu d’échange initié des chrétiens ouvert à tous, croyants et pratiquants de toute religion, non pratiquants et athés comme l’a rappelé Henri Paul qui est l’un des animateurs de ces échanges.  

    Cette rencontre  a été introduite par Claire Papy : « Ce sont des fréres et sœurs en humanité. Tout homme est une histoire sacrée. La leur a été très souvent mouvementée. Mais des trésors d’hospitalités se mettent à leurs services » a t-elle expliqué en rappelant tous les textes religieux et juridiques traitant de l’étranger. « Mais notre société oublie ses droits. Leur dignité est atteinte trop souvent ( expulsion du Camp de Calais). Les discriminations sont fréquentes – L’Etat français ne satisfait pas au droit  international (droit à l’hébergement, à la santé, à l’éducation…). Enfin, il faut lutter contre les préjugés pour aboutir à une société d’inclusion. Plus qu’il ne coûte à la société, les réfugiés nous apportent des valeurs oubliées et perdues». Mais aussi par le témoignage d’Olivier qui accueille, en province, des familles de migrants depuis 5 ans : « Ils ont un moral en béton armé, joyeux et ouvert. Les encadrants sont contaminés par eux. Ils disent des choses fortes, fraternelles. Ces kurdes irakiens m’expliquaient que jamais ils ne pensaient être ainsi accueillis en France, qu’ils n’ont pas choisi, qu’ils ont tout perdus , et qu’à  Calais la police les réveillait la nuit sans aucunes raisons, et les aspergeait de gaz lacrymogéne » racontait il en ajoutant : «  Je me pose vraiment des questions sur l’attitude du gouvernement  et des préfets au comportement incompréhensible. Les maires se sentent isolés face à cette question lorsqu’ils s’engagent ». L’un des participants a cité en exemple le maire de Grande Synthe qui a eu l’audace d’accueillir

    Sœur Mireille a indiqué que sa communauté des Xavière de la rue d’Issy accueille régulièrement des étrangers : « Même si on ne comprend pas, cela nous déplace ! » constatait elle en racontant  que « les sœurs ont  accueillies un dentiste syrien très ouvert, un boudhiste quine comprenait pas pourquoi on accueillait des musulmans,  un centrafricain qui en voulait aux chrétiens qui tuaient et bouffaient des musulmans. Mais ils étaient très étonnés qu’on les accueille si chaleureusement. Si chacun de nous en fait un petit peu, cela peut déplacer » concluait elle. Mairie,  dont la sœur est très impliqué à Clermont Ferrand rappelle alors que chaque paroisse était invitée par le pape à accompagner une famille.Olivier indique que 70 paroisses à Paris se sont mobilisées et 40% des paroisses des Yvelines aussi.   « A Vanves, une cellule de crise a été créé ! Il faut que Vanves se tienne prêt ! » remarque un participant alors qu’un autre constate « qu’on n’en jamais parlé dans notre paroisse ». Un troisiéme ajoutait « qu’à notre niveau, on ne peut pas faire grand chose à Vanves ».  Sœur Mireille mettait en garde : « Si on entre dans un dispositif, il faut durer, sinon, on donne à rêver »

    Mais le thème de la peur et des préjugés vis-à-vis de l’étranger était prégnant : « Cela commence lorsqu’on parle de quelqu’un qui est différent. On vit dans une société qui a beaucoup de préjugés par rapport à l’autre alors qu’il est source de richesse. Regardez les relations avec les jeunes ! » constatait Françoise. « On n’est plus dans une société de lien mais d’exclusion, de rejet de l’autre ! Regardez ce que l’on fait avec nos personnes âgées et handicapées ! On se renferme ! » réagissait une participante. Un autre rappelé ce qui a été fait aux rapatriés d’Algérie voilà plus de 50 ans, et la façon dont ils ont été accueillis en  métropole : « On ne veut pas de vous ! Rentrez chez vous ai-je entendu. Depuis, on a fait quelques progrès ! ». Il n‘empêche comme l’a reconnu l’animateur de ces échanges : « On voit que beaucoup d’entre nous veulent faire quelques choses ! Ces personnes de bonnes volontés devraient faire entendre leur voix et dans notre église de Vanves ! ».  

  • ROBERT THIRION « NOTRE PERE DE VANVES » NOUS A QUITTE

    Robert Thirion, « notre pére de Vanves »,  s’est éteint à la veile de ses 92 ans, dans nuit de Jeudi à Vendredi.  Tous les vanvéens se souviennent de ces mots du maire de Vanves, « Vous êtes un pére pour nous tous, car vous nous apportez espoir et bonheur », pour son véritable départ à la retraite, à  90 ans tout de même, voilà deux ans. C’est toute la communauté paroissiale de Vanves, et sûrement au-delà, qui lui est éternellement reconnaissante  pour ces belles années passées parmi les vanvéens. Et ils en témoigneront sûrement Mardi soir lors de la veillée (à 20H30) et lors de ses obséques, Mercredi prochain (à 10H) à Saint Remy.


    Ce « gamin de Paris » ordonné prêtre un 21 Juin 1961 à la Cathédrale Notre Dame de Paris,  a habité pendant les trente premières années de sa vie à la limite Nord de Paris en face des fortifs prés des lignes de chemins de fer portant vers l’Est et le pont de Flandres. Il a connu les Octrois, les abattoirs de la Villette, le canal de l’Ourcq, le bassin de la Villette… « Mes différents ministéres en banlieue sud m’ont fait passer de la rive droite à la rive gauche, mais ils ne m’ont pas empêché de rester toujours un vieux parisien » confiait il. Il a été pupille de la Nation après la mort de son pére, ancien combattant de 14-18, auquel il portait un grand amour. C’est d’ailleurs  peu de temps après qu’il situe sa conversion et le point de départ de sa vocation sacerdotale, lorsque, lors d’un séjour, avec des amis, il se retrouve seul dans une île encerclée par les deux bras d’une riviére qu’il dénommera « l’île aux trésors » : « Ce fut l’état de grâce. Je tombais à genou. Je me suis mis à prier. J’ai beaucoup pensé à mon pére. J’étais décidé à changer de vie, plus exactement de mener ma vie au lieu de me laisser mener par ce que Pascal nommait divertissement ».   

     

    Etudiant à l’Ecole Normale d’Instituteur (en 1937), il a effectué ses premières années d’instituteur dans une école du Bourget entre Février et Juin 1940, mais il se retrouva vite en ce début d’été sur les chemins de l’exode. Il fait même parti des rares français qui ont entendu l’appel du 18 Juin du Général de Gaulle dans un restaurant où il avait passé la nuit couché sur le plancher. Après l’armistice et à la Rentrée de Septembre 1940, il était nommé à Pantin où il est resté rattaché toute sa carrière d’enseignant de 1940 à 1946, avant d’entrer au séminaire de Saint Sulpice à Issy les Moulineaux. C’est durant toute cette période de l’occupation que sa vocation a mûrie grâce à Pierre et son épouse Jeanne, à Paul, tous normaliens comme lui, et qu’il a commencé à découvrir la théologie. Il a bien sûr cherché pendant l’occupation à échapper au STO en essayant de rejoindre la zone libre sans succés, réussissant quand même à se faire nommer en 1943 pour s’occuper des enfants parisiens éloignés à cause des bombardements.

     

    Il a vécut une trentaine d’années à Issy Moulineaux, où il a connu  tout d’abord sa période Bleu à Saint Etienne, échappant à un poste de préfet dans un collége catholique, mais pas au rôle d’aumônier pour de nombreux groupes de jeunes de cette paroisse, rassemblés au sein des scouts, guides, J.O.C., sans parler des cathéchismes, des écoles libres d’Issy. « Tout était bleu, nous nous retrouvions entre jeunes prêtres autour du pére Liége et d’autres animateurs du renouveau théologique ou pastoral, entre aumoniers de secteur de la J.O.C, de l’ACO…Nous repensions l’église, indépendamment de vieilles structures que nous supportions plus ou moins bien ». Le curé de Saint Etienne le fit nommer responsable de la chapelle de Saint Bruno sur les hauteurs d’Issy à côté du fort et prés des futurs ZAC Rodin avec ses tours et quartier des Epinettes. Ce fut sa période Rose de la couleur des briques de la chapelle qui avait été confiée jusque là aux fréres de la Charité, pendant 12 ans. Il a ainsi côtoyé une population cosmopolite, composée d’italiens, de portugais, d’espagnols, d’arméniens, les familles des gardes mobiles, des ingénieurs militaires, des infirmiéres de l’hôpital Percy. « Du Presbytére, moderne et confortable, nous avions une vue panoramique sur Paris et nous avons souvent prié, au cours des chemins de croix du venndredi saint dans les rues du quartier en contemplant les lumières de la ville ». Il y vécut Mai 1968 « alors que les gardes mobiles s’affrontaient avec leurs fils, étudiants ».

     

     

    Mais il a surtout rencontré les répercussions de Mai 68 lorsqu’il a rejoint l’équipe sacerdotale de Malakoff en 1971 à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Ce fut sa période Fauve  par rapport aux deux précédantes, « car mes confréres qui prenaient plaisir à s’affronter comme des lions, au cours des réunions d’équipe hebdomadaire étaient, chacun à sa manière, des pasteurs très généreux, et très missionnnaires. Mais les coups de griffres étaient fréquents entre eux » raconte t-il. Elle fut suivie d’une période Verte aux Blagis en 1984 où il est resté 10 ans.Vanves fut sa période Rouge et Or, « pour les enfants, pour le soleil couchant. C’est la période de la retraite, depuis plus de 18 ans » confiait t-il à l’auteur de ce blog. Ne disait il pas dans ce texte paru le 2 Mai 2010 dans Sel et Lumière et titré : « Prêtre toujours….Laïc encore »: « C’est dans ce peuple de Dieu que je veux être prêtre pour toujours parce que ce peuple des faubourgs et des banlieues parisiennes a toujours porté mon sacerdoce. Que serais-je sans vous ? Vous m’avez aidé et vous m’aiderez encore à être, à la suite de Jésus, « un homme pour les autres ». C’est si difficile, aussi bien pour un laïc, une religieuse ou un prêtre ! ». Ce qu’une grande majorité  de vanvéens  appréciait chez ce pére, c’est son humanité qui le conduisait à rendre à l’aise croyants ou non croyants, bouffeurs de curé comme grenouilles de bénitiers, lors de cérémonies joyeuses (mariages, baptêmes) que malheureuses (obséques) par des paroles toujours touchantes dont la plupart ressorte avec le souvenir d’avoir rencontré un saint homme